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L'EGLISE SAINT HIPPOLYTE

 

DE JALIGNY-SUR-BESBRE (03220)

 

(Paroisse de l'ancien diocèse de Clermont à la présentation

du Prieur du Saint Sépulcre de Moutier-les-Jaligny)

 

 

 

EGLISE ROMANE DU 11ème siècle

 

Cette église qui, d'après les plans devrait avoir cinq travées, n'en a que trois et est donc restée inachevée.

Cela peut s'expliquer ainsi :

Les constructions, du fait des moyens d'autrefois, étaient toujours très "longues''. On construisait travée par travée, fermant d'un mur provisoire la partie terminée, ce qui permettait de l'utiliser pour le culte.

La construction pouvait se continuer derrière ce mur qui était démoli à l'achèvement.

On n'a jamais su pour quelles raisons les travaux ont été arrêtés après la troisième travée.

Le pignon ouest a été entièrement reconstruit à la fin du 18ème siècle : peut-être est-il venu remplacer le dernier mur provisoire.

LE CHOEUR est la partie la plus ancienne et aurait été la chapelle du château, mais ce n'est qu'au milieu du 19ème siècle qu'un souterrain fut ouvert faisant communiquer une ancienne sacristie et l'orangerie du château (porte latérale droite).

Les arcades du chœur reposent sur des piliers cylindriques couronnés de chapiteaux (douze) dont quatre sont ornés de beaux entrelacs. Quatre représentent des personnages ou des animaux. Sur l'un, à gauche, on reconnaît l'Agneau pascal.

La coupole est ornée de peintures du 18ème siècle : à droite, Jésus et la Samaritaine.

à gauche, Jésus et Sainte Marie-Madeleine au matin de la Résurrection (cette femme prend Jésus pour le jardinier : erreur symbolisée par la bêche).

Dans les angles, de vastes coquilles Saint-Jacques, sans doute parce que Jaligny était sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Les Statues des quatre évangélistes, occupant les niches du fond, ont été taillées en 1866 ; en pierre tendre. Elles sont l'œuvre du sculpteur Moretti, de Moulins. Sous ces statues et semblant les soutenir, on voit les attributs de chacun, tels que les artistes s'inspirant de la première vision d'Ezéchiel, ont coutume de les représenter :

- Saint Matthieu par un homme : son évangile commence par la généalogie humaine du Christ.

- Saint Marc par un Lion : sa voix s'élève comme celle du lion "Préparez les sentiers du Seigneur..."

- Saint Luc par un taureau : le taureau servait pour le sacrifice et l'évangile commence par le rôle de Zacharie, prêtre et sacrificateur.

- Saint Jean par un aigle, lui qui s'est élevé au sublime quand il a parlé du Verbe de Dieu.

La statue de Sainte Bernadette date de 1979.

A noter le crucifix de cuivre, avec émaux, champlevés (incrustés) monté sur un pied du 16ème ou 17ème siècle et orné d'une statuette de la Vierge en cuivre argenté.

L'autel de chêne, installé après le Concile, est l'œuvre d'un artisan jalignois : ses sculptures ont été dessinées par une auxiliaire de la paroisse : les poissons sont à la fois le symbole très ancien de l'Eucharistie et le symbole

de la commune recherchée pour les pêches de sa rivière, la Besbre.

 

NEF CENTRALE

 

La voûte est soutenue par des arcades brisées.

A droite de la deuxième travée, une statue de Saint Jean-Baptiste, en pierre, du 15ème siècle reconnaissable par l'agneau : "Voici l'Agneau de Dieu" .

A gauche, la célèbre statue de Sainte Barbe, également en pierre, est du 15ème siècle : la sainte tient dans ses mains la tour où elle fut enfermée de son vivant et la palme de son martyre : magnifique de jeunesse et de souplesse, sous les nombreuses draperies de son  lourd manteau.

 

 

La nef se termine par une tribune construite en 1955 pour loger la Chorale et mettre en valeur les possibilités du bel harmonium : de cette tribune, on a un bel aspect général de l'église.

NEFS LATERALES

 

Les murs latéraux présentent de grandes arcades de renforcement, brisées et à faible saillie. Au fond de la nef gauche (nord), un autel est surmonté d'une belle Pieta du 15ème siècle (les trois statues en pierre du 15ème siècle : Pieta, Sainte

Barbe et Saint Jean Baptiste sont classées).

A l'entrée du chœur :

- à gauche, Saint Hippolyte (statue disparue en 2011), bois polychrome du 17ème siècle, restaurée et redorée en 1783.

- à droite, Saint Blaise, également bois polychrome, il est le patron d'un quartier de Jaligny "Marseigne" situé de l'autre côté de la Besbre.

LE CLOCHER de forme octogonale, date du 19ème siècle et a remplacé celui abattu le 16 janvier 1794

L'ensemble de l'église a été restauré en 1958 par des artisans locaux.

 

 

 

 

       

 


 

 

 

 





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